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Assistance sexuelle : l’urgence d’agir pour l’inclusion

Six ans après la relance du débat, où en est réellement la France sur la reconnaissance de l’assistance sexuelle ? Entre attentes des personnes concernées, enjeux éthiques et comparaisons internationales, l’heure est au bilan… et à l’action.

Photos gratuites de #intérieur, à l'intérieur, affection
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cottonbro studio © Pexels

L’assistance sexuelle demeure en France un sujet brûlant, longtemps cantonné à l’ombre de débats éthiques, juridiques et sociétaux. Pourtant, pour de nombreuses personnes en situation de handicap, il s’agit avant tout d’un besoin réel lié à l’intimité, à la dignité et à l’autonomie.

En février 2020, le Gouvernement a saisi le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), ouvrant la voie à une réflexion collective. Trois ans plus tard, un débat public animé par le CNCPH s’est tenu le 6 février 2023, s’appuyant sur 13 propositions portant sur la vie intime, sexuelle et affective des personnes handicapées, dont l’une vise explicitement l’expérimentation encadrée de l’assistance sexuelle.

Aujourd’hui, malgré une feuille de route encore en élaboration, la réalité reste inchangée : la pratique demeure officieuse, laissant les personnes concernées dans un vide juridique et sanitaire.
Cette absence de cadre soulève des enjeux cruciaux :

  • protection des personnes vulnérables,

  • sécurisation des pratiques,

  • formation et reconnaissance des accompagnants,

  • respect des droits fondamentaux à la vie intime et sexuelle.

Plusieurs pays pionniers — tels que la Suisse, les Pays-Bas ou l’Allemagne — démontrent qu’il est possible de concilier sécurité, éthique et liberté personnelle. La France, elle, continue de repousser l’échéance alors que les besoins sont urgents, quotidiens, et trop souvent invisibilisés.

L’événement intitulé « Assistance sexuelle : passons à l’acte ! », organisé par le CNCPH au Ministère des Solidarités et de la Santé le 21 novembre 2025, vise justement à remettre ce dossier au cœur des priorités publiques. Avec des témoignages, des comparaisons internationales et un débat réunissant des acteurs engagés comme Chaynesse Khirouni, C(h)oses ou CRéDAVIS, la rencontre invite à franchir un cap décisif.

Pour avancer vers une société inclusive, il ne suffit plus de réfléchir : il faut agir, légiférer, encadrer et reconnaître le droit de chacun·e à une vie intime et sexuelle épanouie — sans discrimination liée au handicap.


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Hashtags :
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