Autisme : la psychanalyse officiellement écartée par la HAS
La Haute Autorité de santé en France ne recommande plus la psychanalyse dans la prise en charge de l’autisme, faute de preuves scientifiques suffisantes. Cette décision, publiée en février 2026, marque un tournant dans les pratiques.
La HAS considère désormais l’approche psychanalytique comme « non recommandée » dans la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme (TSA). Cette décision repose sur l’évaluation selon laquelle la psychanalyse ne dispose que d’un niveau de preuve insuffisant pour démontrer son efficacité dans ce contexte.
La HAS, autorité indépendante dont les avis servent de référence dans les politiques de santé en France, a actualisé ses recommandations pour la première fois depuis 2012. Outre l’aspect thérapeutique, ces recommandations visent une meilleure inclusion sociale et scolaire, en mettant l’accent sur l’implication active des familles et la coordination avec les écoles et professionnels.
Pourquoi ce changement ?
La psychanalyse a longtemps occupé une place importante dans certaines pratiques françaises, notamment dans le champ de la santé mentale et auprès de certains professionnels. Toutefois, de plus en plus de données scientifiques et des voix d’associations de familles et d’experts ont mis en évidence l’absence de bénéfices démontrés de cette approche pour les personnes autistes.
Dans ses nouvelles recommandations, la HAS privilégie désormais des interventions développementales et comportementales basées sur des preuves scientifiques solides, qui visent à soutenir le développement, la communication et l’autonomie des personnes avec autisme.
Un débat ancien et toujours vivant
Ce tournant dans les recommandations n’efface pas un débat qui dure depuis des années entre différentes approches thérapeutiques. Certaines associations et familles saluent cette clarification, estimant qu’elle contribuera à améliorer la qualité des soins et à éviter ce qu’elles considèrent comme une perte de chance pour les personnes autistes.
En revanche, une partie des professionnels, notamment certains psychanalystes, psychologues et psychiatres continuent de défendre la pluralité des approches thérapeutiques, soulignant les difficultés méthodologiques pour évaluer scientifiquement certaines psychothérapies et l’importance de ne pas restreindre le choix des pratiques.
Sources
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Autisme: la HAS écarte la psychanalyse – Handicap.fr
https://informations.handicap.fr/a-autisme-la-has-ecarte-la-psychanalyse-38793.php -
Autisme : la HAS déconseille la psychanalyse – Journal de l’Économie
https://www.journaldeleconomie.fr/autisme-la-has-deconseille-la-psychanalyse/
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