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Stop au financement qui enferme. Des millions dépensés… mais pour quoi ?

Chaque année, Iriscare consacre des montants colossaux au financement d’institutions :   438.685.738,98 € pour 205 institutions de santé, 52.204.455,94 € pour 96 institutions d’aide aux personnes, 34.798.595,42 € pour 248 institutions du secteur NM

Photos gratuites de affection, aide, aide à la mobilité
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Ivan Samkov © Pexels

Au total, près d’un demi-milliard d’euros de financements publics consolident la prédominance institutionnelle.

Une logique qui infantilise et enferme

Derrière ces chiffres se cache une logique d’assistanat institutionnel qui prive les personnes handicapées de leur autonomie.

  • Les budgets servent à maintenir des institutions coûteuses, parfois déconnectées des besoins réels des bénéficiaires.

  • Faute d’alternatives, les personnes se retrouvent enfermées dans des structures collectives où leur liberté de choix est limitée.

  • Cette approche perpétue une vision paternaliste : la société « prend en charge » au lieu de donner les moyens d’agir.

Résultat : on finance des murs et des administrations, mais pas les personnes elles-mêmes.

 L’absence criante du budget d’assistance personnelle

Ce qui choque le plus, c’est l’absence totale de budget dédié à l’assistance personnelle.

  • Avec un tel dispositif, chaque personne pourrait engager directement son·sa propre assistant·e de vie, selon ses besoins.

  • Cela favoriserait la vie autonome, la participation sociale, l’accès au travail et à la culture.

  • Les fonds publics seraient utilisés de manière plus efficace, en soutenant directement les individus plutôtque la culture institutionnelle emprisonnante et coûteuse.

Les pays qui ont investi dans l’assistance personnelle (comme la Suède) montrent que c’est un outil puissant d’inclusion, d’égalité et de dignité.

Conclusion : changer de paradigme

Il est temps de dire stop au financement aveugle d’Iriscare tel qu’il est conçu aujourd’hui.

Les personnes en situation de handicap ne demandent pas la charité institutionnelle, mais des moyens pour vivre pleinement comme tout citoyen.

Réorienter une partie de ces centaines de millions vers un budget d’assistance personnelle permettrait enfin de passer d’un système qui enferme à un système qui libère.