Un plaidoyer pour donner un cadre à l’assistance sexuelle des personnes en situation de handicap
En France, associations et institutions se mobilisent pour encadrer l’Assistance sexuelle aux personnes en situation de handicap. Un appel à la reconnaissance de leur droit à une vie affective et intime, dans un cadre éthique et sécurisé.
Ivan S © Pexels
Face à un vide réglementaire persistant, plusieurs acteurs du monde du handicap exhortent à instaurer un cadre juridique clair pour l’assistance sexuelle destinée aux personnes en situation de handicap. L’association APF France handicap, avec d’autres partenaires, rappelle que "donner un cadre réglementaire à l’assistance sexuelle est une démarche essentielle pour répondre à plusieurs enjeux majeurs liés à la dignité, à la sécurité et aux droits des personnes".
Les personnes concernées sont souvent celles qui, en raison d’une déficience motrice ou d’une perte d’autonomie importante, se trouvent privées de toute possibilité d’un accès à la vie intime, érotique ou affective, qu’elles vivent à domicile ou en établissement.
Le défi est double : d’un côté garantir l’accès à une vie sexuelle pour celles qui le désirent, et de l’autre protéger contre les risques d’exploitation, de dérive ou de flou juridique. En l’absence d’un cadre spécifique, l’assistance sexuelle se retrouve enfermée dans une zone grise, entre droit à la sexualité, enjeux de consentement et législation sur le proxénétisme.
Les propositions avancées sont précises : un agrément des services d’assistance sexuelle, une formation des intervenants, une protection juridique pour les usagers et les assistantes/assistants sexuels, la prise en compte de cette aide dans les dispositifs de la compensation du handicap. Le tout s’inscrit dans la reconnaissance que la vie intime, affective et sexuelle (VIAS) est un droit fondamental, y compris dans le cadre du handicap.
Pour les défenseurs de cette cause, l’absence d’un cadre clair ne se traduit pas uniquement par une question technique : elle relève d’une question de justice sociale et d’égalité. Se priver d’un accompagnement ou subir un accompagnement sans garantie de sécurité, c’est s’exposer à l’isolement, à la stigmatisation ou à une sexualité non choisie. L’urgence est donc de passer du discours à la loi, afin que chaque personne ait la possibilité de vivre son intimité, de construire une relation ou simplement d’être acteur de son désir.
Le chemin reste cependant semé d’obstacles : sensibilisation à conduire, préjugés à surmonter, législation à adapter. Mais comme le rappellent les associations : tant que l’assistance sexuelle restera hors-cadre, le droit à la sexualité pour les personnes en situation de handicap restera inachevé.
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#assistancesexuelle #handicap #droits #inclusion #vias #france #éthique #justicesociale
Les personnes concernées sont souvent celles qui, en raison d’une déficience motrice ou d’une perte d’autonomie importante, se trouvent privées de toute possibilité d’un accès à la vie intime, érotique ou affective, qu’elles vivent à domicile ou en établissement.
Le défi est double : d’un côté garantir l’accès à une vie sexuelle pour celles qui le désirent, et de l’autre protéger contre les risques d’exploitation, de dérive ou de flou juridique. En l’absence d’un cadre spécifique, l’assistance sexuelle se retrouve enfermée dans une zone grise, entre droit à la sexualité, enjeux de consentement et législation sur le proxénétisme.
Les propositions avancées sont précises : un agrément des services d’assistance sexuelle, une formation des intervenants, une protection juridique pour les usagers et les assistantes/assistants sexuels, la prise en compte de cette aide dans les dispositifs de la compensation du handicap. Le tout s’inscrit dans la reconnaissance que la vie intime, affective et sexuelle (VIAS) est un droit fondamental, y compris dans le cadre du handicap.
Pour les défenseurs de cette cause, l’absence d’un cadre clair ne se traduit pas uniquement par une question technique : elle relève d’une question de justice sociale et d’égalité. Se priver d’un accompagnement ou subir un accompagnement sans garantie de sécurité, c’est s’exposer à l’isolement, à la stigmatisation ou à une sexualité non choisie. L’urgence est donc de passer du discours à la loi, afin que chaque personne ait la possibilité de vivre son intimité, de construire une relation ou simplement d’être acteur de son désir.
Le chemin reste cependant semé d’obstacles : sensibilisation à conduire, préjugés à surmonter, législation à adapter. Mais comme le rappellent les associations : tant que l’assistance sexuelle restera hors-cadre, le droit à la sexualité pour les personnes en situation de handicap restera inachevé.
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